20 août 2007

Bon anniversaire Kleg'!
(Bonne re-naissance )
(et tu feras semblant de ne pas noter que c'est en retard, s'te plait, je sors d'un carton... )
19 août 2007
SOS cartons en furie!
Bonjour vous!
"On fait une partie?"
J'ai presque fini le déballage... Cartons, cartons. Je compte les cartons avant de m'endormir, ça marche! Je dors.
"La chouette hulule."
Ben pas moi. J'ai acheté des étagères chez Trucbidule...A mon avis, elles feront pas deux déménagements, surtout après un traitement Noche spécial course, je veux dire: quand elles auront vécu (ce que vivent les étagères de merde)les bouquins, puissance XXL que j'ai collé dessus.
"L'oie cacarde."
J'ai percé, troué, installé un kit placard, très facile à poser, fourni avec un mode d'emploi COMPREHENSIBLE et utilisable!
" L'âne braie."
Moi aussi. Le temps me fait braire. Je VEUX qu'il fasse beau! Il fait gris, les nuages sont omni-présents. Mais, aujourd'hui, il ne pleut pas, ni dans le couloir quand on prend une douche, ni dehors. Progrès notable.
Il a fait beau les deux jours de déménagement (super, faudra que je vous raconte comment le gros Léon, ego, au volant de son camion a fini de décharger avec Fille Aînée à 1h30 du mat', la tête dans un endroit que je nommerai pas, de peur de choquer les âmes sensibles...). Il a fait beau le jour où le même Léon a tondu le jardin de ses parents, en maillot de bain, s'il vous plait (si ça ne vous plait pas , c'est pareil, c'est fait!).
"Le chat miaule."
Oui, ils miaulent. Ils se planquent. Ils passent le reste du temps, le nez à la fenêtre. Moi, non, je ne miaule plus, j'ai arrêté de bonne heure.
"Le coq chante."
Ben voyons! Forcément, il chante, cet âne! Ca peut m'arriver aussi.Ô sole mio, ô rage, ô désespoir, ô mi-août ennemie, qu'ai-je donc fait de tout ce temps pourri?
Mon père est rentré en permission, (curieux comme le vocabulaire militaire et l'hospitalier se ressemble...) ce week-end. On lui a fait un scanner crânien, mardi. Aucune autre nouvelle vraiment nouvelle, si ce n'est qu'il est plus présent.
" Le chien aboie."... et la caravane passe.
Les jours aussi, vous vous en doutiez. Nous avons fait la connaissance de Plumpudding, un homme d'entretien, arrivé à 14 heures au lieu de 9 heures (proverbe du jour: "quand tu attends le matin, tu attends pour rien!"), avec un escabeau pour changer les ampoules grillées, et des joints pour changer celui de l'arrivée d'eau de la machine à laver. Une demie heure après son arrivée, c'était le tuyau de raccordement qui était hs. J'ai réparé.
"Le renard glapit."
Finalement, tout est rangé, ou presque. Il reste à faire un aller-retour pour les dernières choses qui trainent (dont mes vêtements... enfin une partie!).
Et la semaine prochaine ... Naïra déménage!
"A bientôt!" *
*Ces phrases étranges m'ont poursuivie toute la semaine, jusqu'à ce que je retrouve le p... de carton où j'avais coincé le magnifique Memory des Animaux de la Petite!
Me suis vengée: au revoir les piles!
10 août 2007
Back to the "futur past", today!
Il fait beau. Il va peut être faire chaud. (?) Il faut que je profite pour me rendre dans mon vieux chez moi, pour y faire un tantinet de ménage, ramener les trucs qui traînent encore (mes vêtements, par exemple... C'est ça, riez un peu! Ils y sont restés, j'vous l'dis! La panne de petites culottes menace...J'en vois deux qui vont avoir une solution toute trouvée pour palier au manque... ), vider encore une ou deux poubelles. enfin des tas de choses dont j'aimerais être débarrassée au plus vite parce qu'ici, en attendant, je me fraye un passage à coups de machette dans une jungle d'arbres morts marronnasses et encombrants.
Demain, je file direction Pen ar Bed pour rendre visite à mon père et à ma mère, tondre la pelouse de leur jardin de poche (s'il y a quelqu'un qui a une idée de génie pour démarrer une tondeuse à gazon sans tirer sur une cordelette, qu'il le dise! Parce que les fabricants n'imaginent pas à quel point certaines personnes n'ont pas la force nécessaire pour le faire!), tenter une échappée vers mes dunes favorites, à une heure où la plage sera désertée, et donc fréquentable ...
(c'était avant que l'endroit ne soit habité, abîmé par la vanité ...)
09 août 2007
Des nouvelles...
Ces jours-ci, je suis aux abonnés absents pour deux raisons. Il y a, d'une part, ce déménagement. Mais il y a aussi, et surtout, la santé de mon père qui s'est détériorée depuis le début de l'été.
Il a terminé les séances de radiothérapie début juillet et depuis, jour après jour, il décline. Imperceptiblement, ses centres d'intérêt ont rétréci comme une peau de chagrin. Il s'est enfoui dans ses pensées, en regardant ses mains devenues immobiles, peu à peu incapables de saisir les objets, de boutonner ses vêtements, de manier les couverts, de le raser, de prendre des pilules, de tenir la seringue pour l'injection d'insuline, de porter son bol de café jusqu'à sa bouche ... Des étrangères qu'il regarde sans les reconnaitre. Des lâcheuses qu'il semble interroger, interrompant pour cela, toute action commencée une minute plus tôt. Il débute son repas et ne le poursuit pas. Manger n'a plus d'importance. Il en a perdu l'envie, le goût...
Depuis vendredi dernier, il est hospitalisé. Il ne se nourrissait plus, ne buvait plus, ne dormait plus tant il souffrait.
Ce soir, les résultats de la prise de sang n'étaient pas bons.
Il n'y a rien d'autre à faire qu'à attendre les autres résultats, ceux de l'IRM, ceux du scanner...
J'espère que la Petite reverra son grand père. Et dans le même temps, je me dis que s'il doit partir autant que ce soit dans la paix et non dans la souffrance, autant qu'il s'endorme tranquillement...
Il fait trop beau pour travailler...
Depuis ce matin, j'erre à la recherche d'un soupçon de motivation pour me mettre au boulot. Je dis bien un soupçon, comme quoi je ne suis pas exigeante... Lucide.
Hier, je fus dans mon ancien chez moi. Nous avons sorti au moins sept sacs poubelle "grand modèle" (d'ailleurs, c'est simple, toute seule, je ne peux pas les porter, il me faut les trainer... Quelle connerie! A quand le modèle "sac à roulettes" ?), nous avons emporté un panier, deux caisses, des objets laissés là... Il en reste certainement autant à ramener...
Pourquoi les endroits qu'on quitte ont-ils l'air tellement désolés, tellement ravagés, tellement en bordel ? Pourquoi nous donnent-ils si peu l'envie d'y retourner pour finir le ménage? Pourquoi FAUT il y retourner ?
Pourquoi ne peut-on pas téléporter les cartons ? Pourquoi ne peut-on pas non plus téléporter les objets qui s'y trouvent ? C'est mal conçu, tout ça...
Pourquoi ne peut-on pas mettre son esprit hors service, avec un petite pancarte "Please do not disturb, esprit en déménagement", ou bien: "Attention: convoi de cartons en téléportage, baissez la tête!" ?
Bon, allez, j'y vais, Gemini, lâche moi les baskets, chuis en tongs!
08 août 2007
Démènagement
La terre est bleue comme une orange Jamais une erreur les mots ne mentent pas Ils ne vous donnent plus à chanter Au tour des baisers de s'entendre Les fous et les amours Elle sa bouche d'alliance Tous les secrets tous les sourires Et quels vêtements d'indulgence A la croire toute nue. L'aube se passe autour du cou Un collier de fenêtres Des ailes couvrent les feuilles Tu as toutes les joies solaires Tout le soleil sur la terre Sur les chemins de ta beauté. Paul Eluard L'amour la poésie
J'emménage
aujourd'hui. Les cartons ne sont pas terminés... Le titre a changé,
l'hébergement aussi, le département également. Pas moi.Peut être
serais-je juste un peu plus libre dans ma tête, parce qu'une page s'est
tournée définitivement, physiquement et... bloguiennement aussi, par la
force des choses.
